Bonjour à toi, visiteur !

ic-ne-taize.jpgBonjour à toi qui viens visiter ce blog !
Je ne sais si tu y trouveras ce que tu cherches...
Je n'ai pas prétention à raconter des choses extraordinaires ; simplement déposer là quelques textes : soit mes homélies, ces commentaires de la Bible que je fais quasiment chaque semaine pour les communautés chrétiennes qui me sont confiées ; soit des impressions ou des présentations de livres que j'ai lu ou de films que je viens de voir...
J'ai tout simplement envie de partager ce que ces textes bibliques, ces romans, ces essais, ces films et ces musiques provoquent en moi et pourquoi je les recommande !
Affaire à suivre... Bonne visite !
Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 00:05

http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/85/32/06/19965023.jpgQuel film !! Quelque chose de fascinant... Terrible, aussi. Mais surtout touchant. Plus encore, même, mais je ne saurais vraiment dire comment...

Une réflexion très dure sur l'école - aux Etats-Unis mais peut-être plus largement jusque chez nous - : des jeunes qui vont mal et sans grand avenir, l'absence des parents, des professeurs et autres éducateurs qui craquent...

L'histoire, aussi, d'un d'entre eux, professeur remplaçant - le héros-narrateur - qui relit sa propre histoire, qui la croise à ce qu'il vit avec ses élèves, ses collègues, cette jeune prostituée qu'il va se retrouver à héberger, son grand-père qui meurt dans une maison de retraite...

Sublime, mais dur... Triste ? En tout cas nos vies fragiles, blessées même, tout simplement, et tout simplement dites avec intelligence. Et c'est réussi. Dur, oui, mais beau.

Il me semble que tous ceux qui sont professeurs ou parents devraient voir ce film... et en parler entre eux !

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Par Christophe Delaigue - Publié dans : Cinéma
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 16:41

La semaine de prière pour l'unité des chrétiens s'est achevée... Qu'en restera-t-il ? Se donner une semaine par an pour y penser et prier c'est déjà pas mal diront certains. Et ils ont raison ! C'est comme un appel qui nous est adressé chaque année, un appel à entendre, à saisir, à répondre.

Je suis triste quand la recherche de l'unité des chrétiens laisse indifférent... Comment pouvons-nous rester insensible à cela, ce contre témoignage évangélique, ces blessures qui ont traversé les siècles et dont nous sommes les héritiers ?
Quels appels entendre, aujourd'hui, entre Eglsies et communautés ecclésiales mais aussi et déjà dans nos propres communautés, paroisses et diocèses ?

Quels enjeux à rechercher l'unité ? Quelles questions aussi ? Quels reculs peut-être ? Mais quelles avancées également ?

Je trouve intéressant ce texte du frère Roger, de Taizé, dans la rubrique textes partagés, dans le bandeau de droite de ce blog. Vous y trouvez également le texte de la conférence que j'ai donnée mardi devant près de 65 personnes de mon doyenné, une intervention qui a le même titre que ce post' (ne faites pas attention au style plutôt oral de la rédaction !) : L'oecuménisme, un doux rêve ?

Par Christophe Delaigue - Publié dans : Actualité
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 10:23

Ce matin à la messe, le texte de l'appel de Lévi, un publicain, c'est-à-dire un collecteur d'impôt. Un traître donc. Quelequ'un qui a choisi de collaborer à l'occupant roamin. Il a choisi... Il faudrait mettre des guillemets ! Peut-être n'avait-il pas d'autre choix que ce choix là, pouvoir continuer à gagner sa vie, survivre donc, pour nourrir sa famille ou pour tout autre bonne raison. Mais Jésus le voit, lui qui n'ai sans doute pas très aimé et même montré du doigt, et il l'invite à sa suite. Les pharisiens le montrent du doigt ; c'est sacandaleux ! Sauf qu'aux yeux de Jésus, où est-il le scandale ?

Nous voilà, à la suite de Jésus, interpellés : voir - et donc vouloir voir - ces pauvres, exclus, souffrants et pécheurs de tous ordres qui sont là autour de nous - et que nous sommes chacun à des degrés divers. Voir et vivre quelque chsoe avec eux. Au nom de leur humanité que nous avons à partage. Au nom de ce devoir de vie de prendre soin de celui qui est seul, exclu, pauvre, quel qu'il soit, à notre mesure évidemment mais à toute notre mesure.

C'est quoi notre mission de baptisés ? Tel était le thème - dit autrement - de la soirée de formation que j'ai animée mardi soir pour les jeunes adultes de Grenoble, au Pôle Jeunes St Joseph. Et la réponse est là, dans ce texte d'évangile. Poser un regard sur le monde et plus encore sur tous ceux qui sont là. Voir les zones de fractures et de blessures. Décider d'accompagner ou de mettre en lien avec ceux qui pourront prendre soin si ce n'est pas de mon ressort. Car Jésus vient pour les malades et les pécheurs. Et à sa suite il nous invite à être ses pieds et ses yeux qui vont à la rencontre de tout homme, ses mains qui peuvent prendre soin, ses voix pour qu'une parole de vie puisse être adressée, au nom du Dieu d'amour, Dieu sauveur, qui veut pour chacun une vie debout, relevée, en marche, quelle que soit notre histoire, notre foi, notre race, nos épreuves du quotidien.

Mission impossible ? Je ne crois pas. Elle est notre mission à chacun, à la mesure de nos possibilités et elle est notre mission ensemble, nous épaulant les uns les autres, profitant des dons et des charismes de chacun.

Mais quoi qu'il arrive, il y a là un appel ! Ouvrir les yeux, ouvrir les mains, aller à la rencontre, oser une parole mais plus encore une présence, marcher ensemble.

Notre Eglise apprend, petit à petit, je crois, à continuer cette route là, avec le Christ et à sa suiote. Mais l'Eglise c'est chacun de nous... Ne nous appartient-il aps de repérer autour de nous celles et ceux qui souffrent - de tous ordres - celles et ceux qui sont seuls, exclus, celles et ceux qui cherchent un sens à la vie ? Alors, si nous voyons, nous pourrons trouver que vivre et nous devrons trouver que vivre.

Mère Térésa disait : "Ce que nous faisons est à peine une petite goutte d'eau dans l'ocean. Mais si nous ne le faisions pas, notre goutte d'eau manquerait à l'océan"...

Il ne s'agit nullement pour moi, ce matin, de faire la morale à je ne sais qui, ni à mon Eglise d'ailleurs. Il s'agit seulement d'entendre ces appels d'Evangile et de croire que si nous voulions voir, alors, chacun, nous pourrions apporter notre petite goutte d'eau dans cet océan qu'est notre monde et notre société, au coeur de tant d'attentes de vie, qui parfois ne sont plus que besoin de survivre. Tout seul j'ai bien conscience que je ne peux pas grand chose, mais là est et devrait être la force de nos communautés !

Une rencontre hier m'a confirmé tout cela... Je n'ai pu qu'écouter, mais j'ai entendu...

Par Christophe Delaigue - Publié dans : Méditations
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 13:57

http://images.allocine.fr/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/79/98/48/19840048.jpg

 

C'est l'histoire de la psychanalyse que nous invite à découvrir dans ce film David Cronenberg - en tout cas dans la vision qu'il veut bien nous en donner et qui est sans doute "romancée", pour une part.

Le point de départ, ou plutôt le personnage par lequel nous sommes conviés à comprendre mieux les débuts de cette fabuleuse aventure psychanalytique, n'est pas Sigmund Freud, mais Carl G. Jung, celui qui ne devint pas le fils spirituel du grand maître. Jung, médecin, avait cette intuition qui l'habitait : guérir par la parole. C'est la renconte de Sabrina Spielrein, une de ses patiente qui souffrait d'hystérie, qui lui permis d'avancer. Elle deviendra même médecin psychiatre, preuve que la guérison fut possible. Sur ce chemin, l'écoute et la patience de Jung n'auront pas été le seul remède ; leur amour l'un pour l'autre aura évidemment joué un rôle... Pour autant, fut-elle vraiment guérie ? Oui, en ce sens où une vie sociale fut possible pour elle, jusqu'à pouvoir devenir médecin et même jusqu'à pouvoir se marier, c'est-à-dire vivre une relation - en l'occurence sexuelle et affective - avec celui qui fut son mari. Guérie, pour une part, donc, mais pas libérée complètement de ses pulsions de mort, celles-ci étant apprivoisées, sans doute canalisées. Jung, lui, y laissera beaucoup de lui-même. A-t-il été libéré des contraintes sociales et morales desquelles il pouvait finalement se croire prisonnier ? Il s'est en tout cas enfermé dans une forme de culpabilité et dans une double vie... Mais il le reconnaîtra, c'est amour le révéla à lui-même...

C'est autour de cette rencontre de Jung et de Sabrina qu'a lieu l'autre rencontre, celle avec Freud qui mis beaucoup d'espoir dans son jeune collègue. Ils se décevront mutuellement et c'est une figure du père qui sera mise à mort dans leur amitié impossible. Intéressant, au cour de ce film qui, on le voit, est traversé par les grandes questions psychanalytiques !

Tout au long de la projection, me venaient deux choses : une phrase d'une hymne que nous chantons dans la Liturgie des heures : "Nul ne console à moins d'avoir souffert" (dans le chant Nul n'est disciple) ; et le fait que l'Eglise, maladroitement parfois dans ses mises en pratique, a bien compris depuis de nombreux siècles, et même dès le Christ en fait, cette intuition de Jung qu'elle vit et propose dans le sacrement de la réconciliation et dans des expériences d'écoute et d'accompagnement spirituel : guérir - ou plutôt se libérer - par la parole, par la mise en mot de ce que je vis, de ce qui m'habite et de ce qui me questionne ; car là, dans l'avènement à moi-même par le parole, se joue quelque chose du salut qu'est venu apporter le Christ, lui qui est la Parole de Dieu.

Comme en écho à ce film, je lisais dans la semaine quelques articles dans le journal La Croix sur écoute, accompagnement, psychologie et vie spirituelle... Je trouve très intéressant ces mots du psychanalyste chrétien Jacques Arènes quant à nos blessures et tout démarche de guérison : souvent, dit-il, "on oublie que la blessure est toujours ce que la personne en fait." Plutôt que de travailler sur "ce que le sujet a subi", il faut regarder avec lui "ce qu'il a fait de ce qu'il a subi". Et il ajoute : "Beaucoup de personnes vont attendre indéfiniment d'être guéries avant de vivre les rencontres que suppose la vie chrétienne. Mais la vie éthique ne consiste pas nécessairement à sortir de ses blessures. Il s'agit aussi de s'ouvrir aux autres, notamment par l'exercie des vertus. (...) Pour la psychanalyse comme pour la tradition chrétienne, le but n'est pas de guérir de ses blessures, mais d'être libre autant que possible."

A méditer... En tout cas, un beau film, intéressant, qui ouvre à la réflexion ! 

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Par Christophe Delaigue - Publié dans : Cinéma
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Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 10:13

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/Grandes110/3/4/1/9782750907143.gifC'est souvent qu'on me dit : mais que faites-vous toute la journée ? Ou alors : qu'est-ce qui vous rend heureux ? Ou encore : comment voyez-vous l'avenir ? Quand ce n'est pas : ah... du temps du Père "Truc" au moins, on le voyait le prêtre et on le connaissait ! Tu m'étonnes, il avait un seul village donc le temps de déambuler dans les rues où en plus les gens étaient car ils ne travaillaient pas à des km comme aujourd'hui, il faisait son jardin pour s'occuper et se changer les idées, il allait jouer aux cartes avec les anciens, il restait 40 ans sur le même lieu donc connaissait toutes les familles qui restaient elles aussi 40 générations de suite dans le même village !! ... Bon, d'accord, j'exagère légèrement ! Et ces questions sont légitimes !

Imaginez 5 jeunes prêtres à travers la France qui tentent de répondre à cela par un livre témoignage. C'est fort intéressant. Ils sont assez différents, plutôt intellos, du moins 4 d'entre eux ; ils ont un ministère plutôt urbain, semble-t-il, pour 4 d'entre eux (les mêmes d'ailleurs !) et c'est intéressant ce qu'ils partagent.

C'est marrant ce livre car à la fois je m'y retrouve vraiment bien dans ce qu'ils racontent, et en même temps, très peu. Tout simplement, je crois, parce que si la réalité de notre ministère et de nos questionnements sur l'Eglsie et son avenir sont finalement assez proche, les situations ecclésiales et humaines de nos diocèses sont fort différentes. Et c'est dans le témoignage d'un Jean-Pierre - que je connais ! - que je me retrouve le mieux, alors même que c'est le moins intellectuel des cinq et que pourtant il me semble que j'ai ce "travers" (!) là ; il est prêtre dans le rural, dans une immense "paroisse nouvelle" dans la Creuse, toujours sur les routes, entre plein de choses à faire, fort différentes et de tous côtés... Il nous partage ses convictions sur la place indispensable des laïcs dans la mission, sur l'avenir terrtorial de nos paroisse à "pôlariser" avec une équipe de doyenné - prêtres et laïcs - et des communautés locales à former, accompagner et visiter...

Me venait cette question au cours de ma lecture : que donnons-nous à voir de notre ministère ? J'espère pas seulement cette course entre visites, activités pastorales et villages, et pas que cette fatigue qui nous guette... Ce livre tente plus profondément de témoigner de la réalité de notre ministère, entre rencontres diverses et sacrements qui restent la partie fixe et stable de notre vie de prêtre, même s'il ne faut pas nous y réduire !

On pourra trouver dommage dans ces pages de ne pas assez lire et entendre les difficultés de ces jeunes prêtres, dans leur quotidien, entre solitude, manque de temps pour voir les amis, et même, parfois, pour rester centré sur l'Essentiel ; ne pas lire ni entendre non plus toutes ces questions qui se posent à nous quant à tels baptêmes ou mariages en grand nombre qui nous pèsent parfois car nous ne sommes pas vraiment sûr d'y proposer un chemin d'évangélisation à ces personnes en attente d'on ne sait trop quoi sinon, encore, d'une tradition familiale pas forcément ou pas toujours très religieuse ou spirituelle... De vraies questions pour l'avenir !

On saluera par contre la préface fort intéressante de Mgr Rouet et l'eesai de reprise théologique, en fin de livre, par Laurent Villemin, professeur d'ecclésiologie à l'Institut catholique de Paris (c'est lui qui m'a accompagné dans la rédaction de mon mémoire) ; deux contributions à part entière qui viennent éclairement différemment ces page, dans une belle complémentarité avec les témoignages.

Ils sont jeunes, ils sont prêtres, ils sont heureux ! Sous la direction de Sylvain Brisson, Presses de la Renaissance, novembre 2011, 197 pages.

Par Christophe Delaigue - Publié dans : Lectures
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Profil

  • Le blog de Ch. Delaigue
  • Christophe Delaigue
  • Prêtre du diocèse de Grenoble-Vienne (Isère), ordonné le 26 juin 2005, en charge de la paroisse Ste Thérèse de l'E.J. (Pontcharra, St Maximin, Le Cheylas, Goncelin, Tencin, La Pierre, Theys, Les Adrets et Hurtières - dans le Haut-Grésivaudan)
  • 23/12/1978
  • Cinéma Lecture Foi Prière Théologie

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