Bonjour à toi, visiteur !

ic-ne-taize.jpgBonjour à toi qui viens visiter ce blog !
Je ne sais si tu y trouveras ce que tu cherches...
Je n'ai pas prétention à raconter des choses extraordinaires ; simplement déposer là quelques textes : soit mes homélies, ces commentaires de la Bible que je fais quasiment chaque semaine pour les communautés chrétiennes qui me sont confiées ; soit des impressions ou des présentations de livres que j'ai lu ou de films que je viens de voir...
J'ai tout simplement envie de partager ce que ces textes bibliques, ces romans, ces essais, ces films et ces musiques provoquent en moi et pourquoi je les recommande !
Affaire à suivre... Bonne visite !
Mercredi 26 octobre 2011 3 26 /10 /Oct /2011 16:52

http://www.fragilites-interdites.org/sites/default/files/TOUS_FRAGILES.jpgLe thème de la fragilité et de la vulnérabilité est-il devenu un effet de mode ? Cette question est paradoxale car elle se pose alors même que la société dans laquelle nous vivons ne cesse de vanter la rentabilité et l’efficacité, sans parler de la question de la « normalité » : il faut être dans le cadre pour pouvoir s’en sortir et être heureux. Mais quel cadre ? Celui de la compétitivité et de la loi du plus fort !? Tant que la vie nous sourit, tout va bien ; mais quand survient l’épreuve de la souffrance, de la maladie ou du chômage, pour ne citer que cela, qu’advient-il ? Le monde s’écroule… La vie semble perdre son sens.

Notre société est alors traversée par deux tentations : cacher ceux qui ne rentrent pas dans cette norme de la « normalité » et de la rentabilité ou alors les éliminer, avant même d’ailleurs qu’ils ne soient venus à la vie – c’est tout l’enjeu des questions de bioéthique, c’est aussi une question de finances sociales… Mais le rôle de la société n’est-il pas de permettre à chacun de trouver sa place, sa juste place, celle où il pourra vivre et s’épanouir au mieux ?

Notre monde n’a jamais été aussi fragile, aussi vulnérable, comme en témoignent plusieurs contributions à ce colloque qui s’est tenu en février 2011, à Lyon, à l’initiative de l’Arche de Jean Vanier. On connaît son combat : permettre à des personnes porteuses d’un handicap mental d’avoir toute leur place dans des communautés de vie où chacun puisse révéler à l’autre la beauté de ce qu’il est grâce à la rencontre et aux relations du quotidien. Les personnes fragiles, vulnérables, pauvres, n’ont-elles pas un regard sur l’autre et sur le monde à nous apprendre, celui là même qui manque à notre société pour qu’elle reste humaine ?

Après les actes du colloque de Toulouse, La fragilité, faiblesse ou richesse ?, voici donc un nouvel ouvrage qui nous aide à nous interroger sur ce monde dans lequel nous vivons et sur ce que peuvent nous apporter les plus petits d’entre nos frères que sont notamment les personnes handicapées. Certes, comme le rappellent plusieurs contributeurs, il nous faut nous garder d’oublier que la personne en situation de fragilité, de vulnérabilité et même de précarité n’est pas en soi une chance pour notre société ; c’est avant tout une personne qui souffre et qui a besoin d’exister pour elle-même, d’aimer et d’être aimé. Comme l’écrit Bruno Tardieu, délégué national d’ATD Quart Monde, en finale du livre : « La fragilité ne doit pas être interdite. Mais elle ne doit pas être vénérée, idéalisée ni « romantisée ». La misère, le handicap provoquent des souffrances terribles. Le courage de ne pas les nier, d’y faire face, d’accepter ce qui ne peut être changé et de lutter pour ce qui peut l’être, voilà ce que nous devons valoriser. Car notre société nie la mort, nie la fragilité, et feint d’être toute-puissante. La fragilité est, apprenons à vivre avec elle. »

Il y a là un enjeu existentiel – pour soi comme pour notre monde. En effet, comme ne cesse de le rappeler Jean Vanier : « devenir humain, c’est accueillir nos fragilités. Devenir humain c’est s’accueillir pleinement soi-même, non pas en subissant, mais s’accueillir tel que l’on est, avec ses dons et ses fragilités, avec une acceptation de ce qui est vie et mort en soi. Accueillir ces deux dimensions sans les garder séparées mais en les unissant. » Pour l’avoir traversé un peu – et comme en témoigne par exemple la très belle contribution de la philosophe Michela Marzano – nous savons que ce chemin est long et difficile ; et qu’il en faut des présences aimantes pour nous aider à avancer, petit à petit, dans l’apaisement progressif de l’acceptation de soi et dans la (re)découverte de notre capacité à oser une confiance en l’autre. Il faut être aimé, tel que l’on est, et se découvrir capable d’aimer aussi. « Aimer quelqu’un, dit d’ailleurs Jean Vanier, ce n’est pas seulement lui révéler sa beauté et sa tendresse, et l’aider à trouver confiance en [lui]-même, il faut aussi l’aider à découvrir quel est son don et lui révéler qu’[il] est une personne humaine avec des capacités, avec une conscience, et qu’[il] peut aimer et donner de la joie aux autres. L’aider ainsi à découvrir le sens  de sa vie. » Chacun de nous n’a-t-il pas besoin de vivre cette expérience là ? Chacun de nous, dans ses propres failles et faiblesses, quelles qu’elles soient…

L’ensemble des contributions de ce colloque nous invitent à porter un regard lucide sur la condition fragile de nos vies, jusque dans sa condition souffrante ; un regard d’espérance, aussi, car nous avons cette capacité à transformer nos manières d’être – personnelles et collectives – comme notre regard sur l’autre et sur nous-mêmes ; un regard, enfin, qui soit engagement à travailler à rendre la vie plus humaine autour de nous, à notre mesure évidemment, mais en faisant tout ce que est de notre possible. Comme l’écrit Erik Pillet, président de l’Arche en France, dans ses pages introductives : « Cet engagement ne se situe pas d’abord dans l’ordre de l’action solidaire ou de la compensation mais bien dans celui de la reconnaissance. Il s’agit de promouvoir les personnes fragiles et de considérer qu’elles contribuent à transformer et enrichir nos représentations du monde et qu’elles nous invitent à être créatifs dans nos actions et nos politiques. Notre approche consiste à « éprouver » la fragilité, c’est-à-dire à en faire une expérience réelle et à oser nous exposer. Dans ces conditions, nous pouvons donner vraiment la parole, nous mettre à l’écoute, c’est-à-dire à l’école de la personne fragile, ne pas faire les choses à sa place, mais apprendre d’elle. Il nous faut nous engager dans une logique d’alliance avec les plus fragiles. » C’est là tout un programme ou plutôt une aventure « qui ouvre des perspectives insoupçonnées et nous aide à sortir de nos impasses relationnelles et sociales ». Si nous l’expérimentons dans un réel « vivre ensemble ». N’y a-t-il pas là un enjeu pour notre société ?

Tous fragiles, tous humains, actes du colloque de Lyon, Albin Michel, octobre 2011, 208 pages.

Site "Fragilités interdites ?" : link

Par Christophe Delaigue - Publié dans : Lectures
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Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 16:25

http://www.editionslessius.be/components/com_virtuemart/shop_image/product/3c539136e3bf5c0ffb2209a0ea76fba9.jpgLe Cardinal Walter Kasper est incontestablement une grande figure ecclésiale du XXème siècle, et notamment de l’Eglise post-concilaire. Pendant neuf ans à la tête du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens et, à ce titre là, responsable de la commission  pour les relations religieuses avec le judaïsme, il nous livre dans ce livre-mémoire le témoignage de ce que fut sa vie au service du Christ, de l’Eglise, de l’annonce de l’évangile et de l’intelligence de la foi. « Une vie au service de l’unité », comme le précise le sous-titre de l’ouvrage ; pas seulement l’unité des chrétiens mais plus largement l’unité de l’Eglise, dans les débats qui ont traversé les années post-conciliaires auxquels il a pris part comme évêque de Rottenburg-Stuttgart, et, déjà avant, comme théologien, professeur notamment à Tübingen.

Proche d’un Josef Ratzinger – avec qui les débats ne manquèrent pas – ou d’un Hans Küng, figure contestataire qui marqua la vie théologique de Tübingen, Walter Kasper fait partie de ces théologiens qui ont marqué l’Eglise allemande et qui ont notamment formé bon nombre de prêtres et même d’évêques. Fin connaisseur de la vie ecclésiale allemande et des débats qui la traversent, ses propos ne manquent pas de poser avec clarté un certain nombre de questions auxquelles est confrontée aujourd’hui notre Eglise. D’une loyauté sans faille à celle-ci et aux directives qui viennent de Rome, il n’hésita jamais, pourtant, à oser le dialogue sur des questions controversées ; fort de ses connaissances théologiques, mais conscient des enjeux pastoraux, il ne ménagea pas sa peine pour que les normes et décisions romaines ne soient pas déconnectées du réel auquel il était confronté comme évêque, favorisant ainsi un dialogue qui permette d’avancer sans créer de divisions inutiles dans les communautés. Il en fit l’expérience, ce ne fut jamais simple, blessant parfois, mais stimulant, comme en témoigne ce qu’il nous livre par exemple quant aux débats qui secouèrent l’Eglise d’Allemagne quant à l’avortement et l’aide à la décision ou quant à la question de l’accompagnement et l’accueil à l’eucharistie des divorcés-remariés.

Nommé par le pape Jean-Paul II à la tête du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, c’est sur ces enjeux là que son livre est vraiment des plus intéressants. Bon connaisseur des réalités ecclésiales et œcuméniques et des questions qui traversent les Eglises et communautés ecclésiales, il nous partage non seulement les avancées, les espérances, l’histoire et les inquiétudes quant aux différents dialogues mais aussi ses convictions propres : l’œcuménisme doit être confessionnel et spirituel ; de plus il doit être un œcuménisme de l’amitié et de la relation ; ce qui ne veut pas dire qu’il ne doit pas être théologique. Par « œcuménisme confessionnel », Kasper veut dire que l’œcuménisme ne peut être celui de plus petit dénominateur commun ; il nous faut partir de nos fondations communes mais en même temps témoigner de nos croyances confessionnelles – catholique, orthodoxe, luthérienne, réformée, anglicane, etc. – : savoir chacun qui nous sommes vraiment pour partager, simplement mais dans la vérité, ce en quoi nous croyons, pourquoi et comment nous y croyons, et pourquoi nous trouvons notre propre foi et notre héritage spirituel si beaux. Par « œcuménisme spirituel » – qui est le cœur de l’œcuménisme – il faut entendre l’appel à nous recevoir les uns des autres et à accueillir l’unité telle que le Christ la veut, non pas comme une œuvre humaine telle que nous pouvons l’organiser ou la forcer mais comme un don de l’Esprit Saint, dans l’écoute et le dialogue, certes, et dans un vivre ensemble, mais aussi et surtout dans la prière.

Si ce livre présente quelques limites ou points faibles – le fait par exemple que les titres allemands de certains livres cités ne soient pas traduits, le fait aussi qu’on parle souvent des évangéliques sans préciser qu’il ne s’agit pas d’abord des chrétiens issus des mouvements de réveils américains mais plutôt des luthériens allemands, ou le fait encore que ce livre soit un « entrecroisement » de deux voix, celle du cardinal Kasper et celle du journaliste qui a mené les entretiens, ce qui n’en rend pas la lecture toujours très claire ou limpide – l’ouvrage est vraiment intéressant comme témoignage et relecture de l’histoire de l’Eglise occidentale au XXème siècle et comme synthèse ou panorama du paysage œcuménique tel qu’il avance et progresse depuis 50 ans maintenant. Pour le cardinal Kasper, il est évident que l’œcuménisme est bien vivant, non pas sans questionnements et difficultés parfois, mais en tout cas bien ouvert et engagé sur l’avenir. C’est un chantier crucial auquel doit continuer de s’atteler l’Eglise catholique, partenaire aujourd’hui incontournable pour le dialogue et la recherche d’une unité des chrétiens, une unité qui ne peut se penser autrement que dans l’acceptation qu’il ne peut y avoir d’unité que dans la diversité et que c’est là une richesse à accueillir comme telle, promise à un avenir qui nous sera donné, dans l’écoute, le dialogue et le souci de s’ouvrir ensemble aux appels du Christ et de l’Esprit.

Cardinal Walter Kasper et Daniel Deckers, Où bat le coeur de la foi. Une vie au service de l'unité, Lessius, coll. "la part-Dieu", mai 2011, 310 pages.

Par Christophe Delaigue - Publié dans : Lectures
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Dimanche 16 octobre 2011 7 16 /10 /Oct /2011 08:40

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/Grandes110/0/1/0/9782070132010.gif

 

C'est d'un roman dont il s'agit. Un roman qui me laisse un sentiment étrange, une drôle d'impression. Est-ce le sentiment de l'étrangeté de cette maladie à laquelle nous sommes finalement tous confrontés, de l'intérieur ou par un proche, cette maladie qu'est le cancer qui laisse notamment démuni ceux qui sont là aux côtés de la personne malade... ?

Nous ne sommes pas, dans ces pages, du côté médical des fins de vie, mais bien du côté de la vie, de ce qu'il en reste à vivre, et de ceux qui tentent de trouver comment vivre avec celui ou celle qu'ils accompagnent.

Ce roman nous laisse, il me semble, démunis. Un roman qui transcrit bien ce sentiment des accompagnants d'être impuissants et qui nous y fait participer. Et autant que l'histoire de Lisa et d'Anna - qui ne se connaissent pas mais qui meurent, ou vivent ce qu'il reste à vivre, de la même maladie - c'est l'histoire de Clara et de Ben et de tous ces autres qui sont là, comme eux, dans l'attente quotidienne de ce qui doit arriver et surtout dans leur propre vie qui s'interroge, se cherche, et doit trouver des équilibres nouveaux. Nous voilà entraînés avec eux tous dans une sorte de lenteur qui nous prend, pénible parfois, reposante aussi, loin des courses effrennées de notre vie de chaque jour. Il faut ce temps là, même s'il est parfois plombant. Il faut ce temps là pour que de lents sourires puissent s'échanger, signes d'une complicité qui est encore là, maladroite, balbutiante, pleine de questions ou de tristesses, mais signe de moments d'apaisement et même de joie. Il faut ce temps là pour que le sourire revienne, dans l'épreuve ultime de la maladie qu'est celle du départ et de l'absence...

Cette lenteur à laquelle nous participons est celle des pages, celle du combat, celle de la fin de vie, celle de tout ce que cela réveille de l'histoire de chacun, Clara et Ben comme nous, lecteurs. Car l'accompagnement de l'autre et la violence des sentiments que cela fait partager ouvre à la relecture de sa propre histoire à soi. L'écoute de l'autre invite - et même oblige - à une écoute en soi. Ce roman, finalement, le raconte. Et c'est réussi.

Catherina Bonvicini, Le lent sourire, Gallimard, juin 2011, 273 pages.

Par Christophe Delaigue - Publié dans : Lectures
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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 14:22

Paraît aujourd'hui dans le Dauphiné Libéré un article sur les trois jeunes prêtres du Touvet, dans un dossier sur la question de l'avenir des communautés catholiques dans notre diocèse et de la baisse du nombre de prêtres.

L'article sur ce qu'à trois nous allons essayer de vivre dans cette vallée du Haut-Grésivaudan est plutôt pas mal, même si des fautes importantes traînent par ci par là ; par exemple : quand la journaliste dit que nous gagnons 800 euros et qu'il faut donc avoir la foi, il a en fait été dit qu'on gagnait en gros 900 et quelques euros, plus le logement de fonction, donc un gros SMIC, que certes ce n'est pas forcément beaucoup au regard des années d'études et du taux de travail horaire dans la semaine, mais que ce qui comtpe c'est bien notre foi ; par exemple encore quand elle dit que les trois "pôles" - je vais y revenir - sont Crolles, Pontcharra et Domène, il faut en fait lire Crolles, Pontcharra et Allevard ; enfin quand elle écrit que notre expérience est un laboratoire expérimental et qu les maires ne sont pas contents, elle fait un amalgame entre cette expression utilisée par notre évêque lors de notre envoi en mission et le fait que ça bouscule les habitudes que nous habitions tous les trois sur le même lieu et qu'à ce propos là le maire de Theys - où j'habitais avant - n'avait pas forcément été très content que je déménage au Touvet, perdant ainsi le curé sur sa commune... Ce sont donc quelques raccourcis...

Je profite, du coup, de cet article de ce jour pour publier ici le témoignage donné à La Salette, il y a 15 jours, que tel ou tel délégué au rassemblement me demande. Voici donc quels furent mes mots :

"Il y a 15 jours à Goncelin - le 11 septembre - les trois paroisses du Haut-Grésivaudan étaient en fête. Une belle fête. Nous étions invités à entrer ensemble dans une nouvelle dynamique. "3 prêtres pour 3 paroisses et 3 pôles". Trois prêtres nommés ensemble au service d'un doyenné - les trois paroisses nouvelles de la vallée. Quel est l'enjeu : (1) mutualiser nos forces, (2) nous soutenir les uns les autres alors que le risque est d'être de plus en plus isolé dans nos grandes paroisses, et (3) valoriser nos charismes - tout le monde, comme prêtre, n'a pas le même profil, ni les mêmes savoir-faire ou les mêmes talents.

Concrètement, ces trois prêtres que nous sommes, avec Philippe Rey et Thibault Nicolet, sont invités à vivre sous le même toit, à la cure du Touvet, au centre du doyenné. Nous ne nous srions pas forcément choisis. Et la vie commune n'est pas forcément évidente... Nous nous sommes donc posé la question : qu'est-ce qui nous rassemble ? Et il apparaît qu'un des enjeux pour nous est de fonder notre vie ensemble et notre mission dans le Christ lui-même et dans la prière. Concrètement nous avons donc commencé par trois jours au Carmel - de Surieu, au sud de Vienne - ; concrètement encore nous prions tous les matins les laudes, précédées d'un temps d'oraison en silence ; nous faisons aussi le choix d'un temps d'adoration, en soirée, une fois par mois, et d'un temps de travail et de célébration de l'eucharistie, chaque semaine, le vendredi matin ; enfin, à chaque temps liturgique important nous prendrons une journée de récollection, ouverte à tous les paroissiens qui le souhaitent.

Nous sommes nommés ensemble, au service du doyenné, mais chacun a une responsabilité territoriale propre, chacun sera référent d'une des paroisses et plus particulièrement d'un des trois pôles. Car notre vallée s'organise en 3 paroisses et en 3 pôles de vie, ou bassins de vie, que sont Crolles, Allevard et Pontcharra.

Le constat est le suivant : certes il y a une baisse du nombre de prêtres mais ce sont aussi nos communautés qui s'amenuisent ou qui fatiguent. De plus, le rythme, notamment des parents, a changé, marqué par une certaine irrégularité due à plein de facteurs. On sent dans le même temps une aspiration forte à des messes qui soient dynamisantes et ressourçantes - ce qui fut pour beaucoup le cas de la messe de rentrée du doyenné, le 11 septembre. La proposition que nous faisons : favoriser trois lieux, trois "centres" qui correspondent aux bassins de vie, nos fameux 3 "pôles" qui soient des lieux ressources qui rassemblent, qui soient dynamisant, et où l'on trouve l'eucharistie chaque semaine. Concrètement : le dimanche matin, il n'y aura plus qu'une messe sur chacun de ces pôles (même si pour l'heure, on garde une alternance Allevard et St Pierre d'Allevard). Sur ces lieux là on trouvera aussi la catéchèse mais  également l'accompagnement des demandes de sacrements, des propositions de ressourcement et de formation pour les équipes qui assurent un service. C'est aussi sur Crolles et Pontcharra qu'on trouve actuellement des choses comme le parcours Alpha...

Vous allez me dire : et le reste, et les villages ? C'est bien toute la question et un des enjeux... La catéchèse sera aussi assurée dans les relais et les communautés qui la vivent déjà. Et il y aura quelques messes, de temps en temps, qui tournent le samedi soir. Maisil est vrai que cela ne suffit pas... Que proposer ? Que vivre ?

Comme les prêtres de La Mure et alentours, nous pourrons visiter les villages et reconntrer alors, avec les membres des équipes relais, tous ceux qui le souhaitent. Mais plus fondamentalement, j'ai cette intuition, qui rejoint des demandes de personnes engagées et mêmes d'autres qui sortent par exemple d'un parcours Alpha, que ce que nous allons vivre entre prêtres, et la réflexion qu'on a eue de savoir ce qui nous rassemble, cela ne serait-il pas transposable, à un rythme propre, à nos communautés, que ce soit dans les villages mais aussi dans les quartiers de nos pôles ? Ne pourrait-on pas former des petites "communautés de base" ou "fraternités de foi et de vie" autour du partage de la Parole et des questions que nous portons, avec la dimension convivilaité et échange de nouvelles et la prière ensemble et les uns pour les autres ? Il me sembel que dans de telles "équipes" on pourrait vraiment avoir le souci des uns et des autres, y compris celui de s'emmener à la messe pour se retrouver avec les autres, le dimanche, sur les pôles. Alors nous serions dynamisés ensemble.

Tout cela est en chantier... Et ce n'est pas sans tout un tas de questions. C'est clairement une conversion à vivre - y compris pour nous prêtres. Tout reste ouvert, dans cette écoute des besoins des uns et des autres, avec ce réalisme de regarder ce qui est faisable. Il ne s'agit pas de restructurer nos paroisses mais bien de vivre et de voir, au coeur de ce que nous vivons, ce qui est en germe.

Trois prêtres, donc, au service de tout cela... !"

Par Christophe Delaigue - Publié dans : Actualité
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Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 07:47

http://images.allocine.fr/r_160_214/b_1_cfd7e1/medias/nmedia/18/83/92/89/19766000.jpg

 

C'est’histoire d’un couple, Roméo et Juliette (!), très amoureux, comme leurs prénoms l'indiquent. Naît Adam, fruit de leur amour. Mais c'est compliqué. Les voilà qui doivent affronter la maladie de leur bébé, atteint d’une tumeur au cerveau…

Un film autobiographique assez saisissant. A la fois tragique et terrible mais pourtant comique par moments car le ton est décalé et certaines répliques sont parfois un peu « artificielles » ou trop « jouées » ; mais c’est en tout cas très très beau, servi par une bande son originale car hétéroclite mais magnifique.

Roméo et Juliette décident d’être forts et de ne retenir ou ne garder que ce qui est positif, les bonnes nouvelles.

Leur histoire est attendrissante – au bon sens du terme –, touchante, interpellante. Un combat de l’amour, un combat de chaque jour pour que la vie soit plus forte que le mal qui est là et qui ronge de l’intérieur ce petit garçon. Quels seront les conséquences de tout cela pour l’enfant comme pour le couple ? Le film, petit à petit, nous livre la réponse, patiemment, parfois violemment mais souvent, quand même, délicatement, au gré des sentiments qui bousculent et traversent ces deux parents…

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Par Christophe Delaigue - Publié dans : Cinéma
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  • Le blog de Ch. Delaigue
  • Christophe Delaigue
  • Prêtre du diocèse de Grenoble-Vienne (Isère), ordonné le 26 juin 2005, en charge de la paroisse Ste Thérèse de l'E.J. (Pontcharra, St Maximin, Le Cheylas, Goncelin, Tencin, La Pierre, Theys, Les Adrets et Hurtières - dans le Haut-Grésivaudan)
  • 23/12/1978
  • Cinéma Lecture Foi Prière Théologie

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