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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 15:38

 

Cette question me vient… Pas par hasard… Hier au débat télévisé pour le 2ème tour de l’élection présidentielle, on voyait bien que chacun croit avoir sa vérité, ou plutôt voulait nous faire croire qu’il aurait la vérité sur ce qu’il faut faire pour que le pays aille mieux et donc que les français aillent bien. La vérité comme une idée, voire une idéologie. C’est très à la mode d’ailleurs : chacun aurait sa vérité…

Ce matin dans l’évangile de Jean, j’entends Jésus qui nous dit : « Je suis le Chemin la Vérité et la Vie »…

« Qu’est-ce que la vérité ? » C’est la question de Pilate à Jésus, lors de son procès, juste avant sa condamnation, sa Passion et sa mort sur la croix…

La vérité ? Pour nous chrétiens c’est quelqu’un ! C’est Jésus, mort et ressuscité.

Il est le Chemin, dit-il : celui qui nous permet, nous les hommes, d’accéder au Père, de connaître qui est Dieu, ce Dieu d’amour, ce Dieu du salut qui ne cesse de se révéler, petit à petit, à notre humanité – en témoignent les écrits de la Bible. Et il est inséparablement ce Chemin, lui Jésus, de Dieu vers l’homme. C’est bien ce que nous fêtons à Noël : nous croyons en un Dieu qui veut nous rejoindre et donc qui s’incarne, qui devient homme, pour vivre et comprendre de l’intérieur et pour de vrai qui nous sommes, et qui vient partager jusqu’au bout notre condition humaine pour la transfigurer de sa présence, pour nous ressusciter, pour nous faire enter dans ce mouvement étonnant, cette dynamique, de cette vie éternelle en Dieu à laquelle nous sommes appelés, si nous le voulons, si nous acceptons de vivre avec Dieu, de lui faire une place à nos côtés et de nous ouvrir à sa promesse de salut. Jésus prend jusqu’au bout ce chemin de notre vie humaine : jusque dans la souffrance et la mort qui traversent toute vie. C’est ce que nous venons de fêter à Pâques.

Jésus est la Vérité, ajoute-t-il : vérité sur qui est Dieu, ce Dieu Père qui nous aime et qui en même temps nous laisse complètement libre, jusque dans l’éloignement de lui ou le reniement, ce Dieu Père qui n’est pas un magicien qui peut supprimer nos épreuves mais un compagnon de route qui peut marcher à nos côtés et nous aider à avancer. Vérité sur Dieu, donc, mais vérité aussi sur notre condition humaine, dans de ce que nous pourrions vivre entre nous, par exemple, pour que le monde aille mieux : respect de la liberté de chacun, service et amour de l’autre qui est là et quel qu’il soit, regard qui n’enferme pas dans un jugement mais qui ose des chemins de pardon, respect de la vie quoi qu’il arrive, etc. La vérité de cette vie et de ce « programme », c’est que nous pouvons le vivre en Dieu, avec Dieu, grâce à cette force de vie et d’amour qu’est l’Esprit Saint, promis à ceux qui le demanderons, comme nous allons l’entendre à l’Ascension et le fêter à la Pentecôte.

Voilà la Vie qui nous est promise. Ce qu’a vécu dans son corps ce Jésus qui est mort et ressuscité, et ce qu’il nous offre comme chemin de vie, à sa suite.

La vérité est une personne. Pas des idées, aussi belles seraient elles. La vérité est le Christ lui-même dans ce qu’il a vécu et annoncé et dans ce qu’il nous propose de vivre chaque jour, à la lumière de sa Parole, et à l’écoute de son Esprit.

Pour qui voterons-nous dimanche ? Pas pour une vérité, c’est sûr… Pour le moins pire des deux programmes et de leurs idées… En essayant de discerner ce qui est le plus fidèle ou plutôt le plus proche de nos convictions chrétiennes et de notre foi ; ou en choisissant le moins pire, je ne sais…

On peut d’ailleurs encore réfléchir aux enjeux de ces élections et des thématiques des programmes grâce à ce texte de nos évêques qui ne dit pas pour qui voter mais qui peut nous éclairer sur des éléments qu’il nous faut avoir en tête pour voter  et qui sont détaillés en deuxième partie de cette déclaration, plus exactement en complément à leur déclaration : link

 

Par Christophe Delaigue - Publié dans : Actualité
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Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 15:56

Sous le quasi même titre, je publiais dans ce blog, en septembre dernier, les premières pages de mon mémoire de master, les pages dites de "Présentation" (mon introduction, retraçant la démarche).

Je vous partage aujourd'hui un article plus "grand public" (même si ces choses là sont assez relatives... !) qui m'a été demandé pour le jounal diocésain Relais 38 de ce mois-ci.

 

Le P.Christophe Delaigue a soutenu fin septembre un mémoire de master en théologie, spécialité œcuménisme, qu’il a présenté le 9 février dernier à la Maison diocésaine, devant une soixantaine de personnes. Il a accepté de répondre aux questions de Relais 38 pour tenter de nous partager le fruit de son travail intitulé : « Le pape, évêque de Rome, successeur de Pierre, patriarche d’Occident ? »

 

1.       1. Le pape, patriarche d’Occident ? Quelle est l’origine de ce titre, et quel en est le sens ?

C’est justement le sujet de mon mémoire, suite à la disparition de ce titre dans l’Annuaire Pontifical de 2006. Jusque là, le pape portait le titre de Patriarche d’Occident, ce que beaucoup de catholiques ignoraient, et dont on ne voit pas forcément ce que cela apportait.

Pour comprendre le sens d’un tel titre, il faut se rappeler que l’Eglise des premiers siècles ne fonctionnait pas tout à fait comme aujourd’hui. Quand nous pensons Eglise, nous pensons, au XXIème siècle, à l’Eglise catholique rassemblée autour de la figure d’unité qu’est le pape. Mais il n’en était pas ainsi avant. Les premières communautés chrétiennes se sont organisées petit à petit, après la disparition des derniers apôtres, à la fois autour de la figure de l’évêque qui assurait la présidence de sa communauté et qui y célébrait l’eucharistie, et en se calquant petit à petit sur les découpages administratifs de l’Empire, comme en témoignent les canons des conciles des premiers siècles.

A la fin du VIème siècle on peut dire que l’Eglise est officiellement « répartie » en cinq ères géographiques, cinq patriarcats, un en Occident et quatre en Orient : Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem. C’est la communion de ces cinq patriarches, dont celui de Rome assurant vraisemblablement un rôle particulier d’unité entre eux, qui était la garantie de la communion dans l’Eglise. Au service de cette communion, c’est la collégialité des évêques célébrant la même eucharistie, dans la même foi de l’Eglise, et ce dans chaque ère géographique, qui était la garantie d’une communion réelle dans l’Eglise, c’est-à-dire entre les Eglises locales. Ce sont les synodes régionaux, ou les conciles œcuméniques bien souvent convoqués par l’empereur, qui assuraient très concrètement le service effectif de l’unité dans l’Eglise.

Le pape, dans ce « modèle » là d’unité, était alors le « responsable » de l’ère géographique qu’était l’Occident, avec ce rôle particulier de veiller à la communion entre tous du fait de l’importance de son siège, Rome, lieu du martyre de Pierre et de Paul et, à l’époque, capitale de l’Empire.

 

2.   2. Pourquoi la disparition de ce titre en 2006 a-t-elle provoqué des réactions attristées et inquiètes chez les Orthodoxes ?

Faut-il le rappeler, l’Eglise orthodoxe est aujourd’hui encore organisée en patriarcats qui, très concrètement, sont des Eglises « autonomes » mais en lien de communion entre elles par le fait qu’elles célèbrent la même eucharistie, dans une même foi de l’Eglise, et qu’elles ont gardé la même structure épiscopale et patriarcale. De nouveaux patriarcats, comme Moscou, ou de nouvelles Eglises, ont vu le jour, suite à diverses circonstances historiques, politiques mais aussi missionnaires. Mais l’organisation et l’ecclésiologie sont restées assez fidèles aux premiers siècles.

Ce n’est pas le cas en Occident où l’Eglise catholique, au cours des siècles, s’est beaucoup centralisée autour de la figure du pape, jusqu’à ce point culminant qu’est le concile Vatican I avec ses déclarations sur la juridiction universelle du pape et l’infaillibilité pontificale. Vatican II a été un acte de réception de ce concile, qui a rééquilibré les affirmations de Vatican I en revalorisant la figure épiscopale chère à l’Orient.

Ceci dit, la suppression du titre de patriarche d’Occident pouvait donner à penser que le pape de Rome avait prétention à se définir comme le « responsable » de toute l’Eglise, c’est-à-dire de toutes les Eglises, orthodoxes y compris. Or, depuis le concile Vatican II, nous nous reconnaissons mutuellement comme Eglises sœurs et même, selon l’expression de Jean-Paul II, comme les deux poumons de l’Eglise, Orient et Occident.

 

3.       3. Pouvez-vous nous expliquer quels sont les enjeux derrière cette question de titre ?

L’enjeu est double : c’est celui de l’exercice de l’autorité dans l’Eglise et celui de la reconnaissance d’autres Eglises. Par rapport à l’autorité, c’est la question de la collégialité dans l’exercice de la gouvernance, autour d’une figure d’unité unique ou autour d’un modèle plus « communionnel » entre évêques, pasteurs de leur Eglise locale. Le pape, pour le dire autrement, est-il le serviteur de la communion du fait qu’il est évêque de Rome – l’est-il effectivement aujourd’hui ou l’est-il d’abord ? – ou le pape est-il d’abord le « responsable » de toute l’Eglise, au-dessus des évêques ?

Du coup, qu’en est-il des autres Eglises qui n’envisagent pas une gouvernance pyramidale mais une communion d’Eglises par la communion des évêques entre eux ? Le principe d’unité de l’Eglise – ou des Eglises – est-il une figure de communion telle le pape ou est-il, par exemple, cette figure de communion qu’est un concile ? Ne faut-il pas tenir les deux ?

 

4.   4. Ceci dit, affirmer aujourd’hui que le pape n’est pas ou n’est plus patriarche d’Occident pourrait-il ouvrir de nouveaux chemins pour l’avenir ?

C’est en tout cas ce que laisse entrevoir le communiqué du Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens dans la réponse qui a été faite aux réactions orthodoxes. Car, un certain nombre de questions se posent comme celle de savoir qu’est-ce que l’Occident aujourd’hui ? Est-ce seulement ce qui ne serait pas le « territoire canonique » des Eglises orthodoxes qui, il faut le rappeler, sont, comme l’Eglise catholique, présentes elles aussi sur tous les continents ?!

De plus, affirmer que le pape n’est pas ou n’est plus patriarche d’Occident, cela ne pourrait-il pas permettre d’envisager la reconnaissance d’autres Eglises en Occident ? Qu’en est-il aujourd’hui des Eglises ou communautés ecclésiales issues de la Réforme, qui sont bien d’« Occident » mais que nous ne reconnaissons pas aujourd’hui comme des Eglises sœurs au même titre que les Eglises d’Orient qui ont gardé la structure épiscopale et sacramentelle des premiers siècles ?

Cette question apparemment « anodine » de la suppression du titre de patriarche d’Occident a, je crois, beaucoup de répercussions œcuméniques par les questions qu’elle soulève : elle nous invite à relire l’histoire des Eglises dans un esprit de réconciliation, elle nous invite à interroger nos modèles d’unité. Car c’est bien là une question d’avenir pour le mouvement œcuménique que d’entrevoir et de travailler ensemble à un modèle d’unité commun à toutes les Eglises.

 

Par Christophe Delaigue - Publié dans : Actualité
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Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 17:56

Le carême... 40 jours - et même un peu plus en comptant les dimanches - qui vont nous acheminer vers Pâques, la fête de la résurrection, ce mystère étonnant qu'il nous faut sans cesse apprendre à faire nôtre, à entendre et réentendre pour qu'il devienne Bonne Nouvelle : la vie, quoi qu'il arrive, est plus forte que tout mal et que toute mort ! Espérance pour demain, dans le Christ, avec le Christ, appel déjà pour aujourd'hui.


Le carême, 40 jours qui nous sont donnés pour nous préparer à cela. Se donner le temps, au milieu de nos vies bousculées et au coeur de cette année qui file à toute vitesse, de marcher vers note Dieu, c'est-à-dire le chercher, toujours et encore, le mettre vraiment au coeur de notre vie, car cela pourrait servir notre bonheur ! Marcher vers lui, c'est marcher avec lui, dans l'humble confiance de sa présence ; et c'est tenter de se préparer à lui faire une place avec nous : s'arrêter pour prier, pour voir en nous tout ce qui se bouscule, y compris nos désirs de vie, et se laisser rejoindre pour le découvrir déjà présent à nos côtés. Ce sera l'expérience des disciples d'Emmaüs au soir de Pâques. C'est un chemin pas tous les jours faciles, mais à nous de décider de nous y engager.


Comment allons-nous vivre ce temps de carême ? Dans le petit feuillet de vos paroisses du Haut-Grésivaudan, vous allez trouver tout un tas de propositions (sans doute qu'il y en aura d'autres complémentaires dans tels ou tels villages) : temps en famille et en communauté paroissiale ; temps de célébrations ou de prière ; temps aussi pour redécouvrir la beauté de la miséricorde et du pardon de Dieu, force de vie pour qui veut si ouvrir, même à petites pas ou sur la pointe des pieds, force d'amour (or qui de nous n'a pas besoin d'aimer et d'être aimé, d'apprendre à aimer et à se laisser aimer ?)...


Dans les changements paroissiaux que nous vivons depuis septembre, avec moins de messes dans les villages, nous ne cessons de nous demander que vivre dans nos clochers, même s'il n'y a pas la messe ? Pourquoi ne pas envisager, pendant ce temps de carême, de constituer des petites équipes de partage de la Parole de Dieu, en quartier, village ou relais ? Il sufffit de se demander qui on pourrait inviter autour de soi, et de faire signe à un de vos prêtres ou un des membres de vos équipes paroissiales pour qu'ils puissent vous donner un petit livret très bien fait vous permettant de vivre une, deux, trois, quatre rencontres, ou plus, comme vous voudrez !


Comment vivre ce carême ? Comment nous préparer à Pâques ? Déjà, le décider, et s'y mettre, car le temps va passer très vite ! Une belle occasion, vous verrez, à ne pas manquer !

 

[Pour ceux qui le souhaitent, mon homélie du mercredi des cendres dans le bandeau de droite de ce blog, rubrique homélies.]

Par Christophe Delaigue - Publié dans : Actualité
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 16:41

La semaine de prière pour l'unité des chrétiens s'est achevée... Qu'en restera-t-il ? Se donner une semaine par an pour y penser et prier c'est déjà pas mal diront certains. Et ils ont raison ! C'est comme un appel qui nous est adressé chaque année, un appel à entendre, à saisir, à répondre.

Je suis triste quand la recherche de l'unité des chrétiens laisse indifférent... Comment pouvons-nous rester insensible à cela, ce contre témoignage évangélique, ces blessures qui ont traversé les siècles et dont nous sommes les héritiers ?
Quels appels entendre, aujourd'hui, entre Eglsies et communautés ecclésiales mais aussi et déjà dans nos propres communautés, paroisses et diocèses ?

Quels enjeux à rechercher l'unité ? Quelles questions aussi ? Quels reculs peut-être ? Mais quelles avancées également ?

Je trouve intéressant ce texte du frère Roger, de Taizé, dans la rubrique textes partagés, dans le bandeau de droite de ce blog. Vous y trouvez également le texte de la conférence que j'ai donnée mardi devant près de 65 personnes de mon doyenné, une intervention qui a le même titre que ce post' (ne faites pas attention au style plutôt oral de la rédaction !) : L'oecuménisme, un doux rêve ?

Par Christophe Delaigue - Publié dans : Actualité
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 10:54

C'est pas souvent que ça m'arrive mais ça fait du bien !!

Voilà ma réaction à un article lu sur Facebook et surtout en réponse aux commentaires déposés par des lecteurs... C'est pas bien de s'énerver et c'est pas sûr que le bloggeur en question publie mon commentaire, mais au moins elle sera disponible ici !

Voici l'article et les commentaires : link

Voici ma réponse :

"Tout est de la faute des prêtres... sales prêtres... Hors du monde, décalés, vieux jeux, stupides, sans saveur...
Allez-y, tapez dessus !!! ça fait du bien !!!
...
Et vous, qu'est-ce que vous avez fait pour que votre communauté soit accueillante, ouverte, engagée, vivant de l'évangile, priante et ressourçante ?
Je suis prêtre, jeune encore, desservant avec deux autres confrères l'équivalent d'une quarantaine d'anciennes paroisses ; qu'est-ce que je vois chaque jour ? Des chrétiens qui essayent de donner tout ce qu'ils sont pour les autres, petit à petit et avec convictions, pas parfaits c'est vrai mais profondément chrétiens quand même, mais d'autres aussi qui viennent, qui se posent, qui râlent, qui sont là, mais... qui font fuir les jeunes parce qu'ils ne sont pas du village, de leur histoire, de leurs habitudes ; bref, parce qu'ils dérangent parce qu'ils voudraient que ça s'ouvre ou que ça bouge un peu, parce qu'ils voudraient que ce soit plus priant aussi ; et qu'en fait ça dérange nos vielles habitudes et nos petites traditions - qui, certes, disent pour une part notre histoire -  !
Alors je redemande : toi qui me tape dessus, ok, mais qu'est-ce que tu as essayé de faire concrètement, et qu'est-ce que tu pourrais apporter aujourd'hui, à ta mesure, comme moi j'essaye d'apporter ma foi, ma jeunesse et mes idées, parfois en balbutiant c'est vrai mais avec tout ce que je suis ?
N'hésite pas, retrousse tes manche. Tu verras on va te taper dessus mais c'est pas grave, le monde est dur !!"

Par Christophe Delaigue - Publié dans : Actualité
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Profil

  • Le blog de Ch. Delaigue
  • Christophe Delaigue
  • Prêtre du diocèse de Grenoble-Vienne (Isère), ordonné le 26 juin 2005, en charge de la paroisse Ste Thérèse de l'E.J. (Pontcharra, St Maximin, Le Cheylas, Goncelin, Tencin, La Pierre, Theys, Les Adrets et Hurtières - dans le Haut-Grésivaudan)
  • 23/12/1978
  • Cinéma Lecture Foi Prière Théologie

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